Inciter les petits à participer à la vie de la maison

Aider à préparer le repas, mettre la table, ranger… : dès 3 ans, un enfant peut participer à ces tâches. Faire comme un grand, “tout seul”, reste son principal sujet de fierté ! Pour le parent, c’est un petit coup de main et l’occasion d’un moment partagé avec son enfant. Et pour celui-ci, c’est un grand pas vers l’autonomie et la confiance en lui. Certes, cette démarche d’autonomie demande de la patience et quelques astuces !

Il est parfois difficile de savoir à quel âge on peut exiger quoi. L’enfant donne de lui-même quelques indications : “C’est moi qui fais !”, déclare la petite Laura en déposant précautionneusement son assiette dans le lave-vaisselle. De fait, dès 3 ans, un enfant peut ranger ses chaussures à l’endroit prévu, mettre ses vêtements au sale, aider à vider le lave-vaisselle, s’habiller et se laver seul (ce qui ne veut pas dire que la vérification n’est pas nécessaire), associer les chaussettes par paires…

Les tâches qu’on lui confie pour la première fois vont le passionner : passer la balayette, nettoyer une casserole, manipuler l’aspirateur… Les plus grands n’ont plus la fierté et l’excitation des premières fois, et il est souvent difficile de les faire contribuer aux tâches domestiques sans entendre des protestations ou sans se heurter à leur immobilisme. Aussi, voici quelques pistes pour les inciter à participer à la vie de la maison :

  • Dire “J’ai besoin d’aide”, plutôt qu’ordonner “Mets la table !” On peut organiser une réunion de famille pour expliquer : “Le soir, il y a beaucoup de choses à faire, et sans vous, je ne peux pas y arriver.”
  • Procéder à de petits aménagements : un marchepied pour accéder à l’évier, le choix d’un placard bas pour ranger la vaisselle, des patères situées à 90 cm du sol plutôt qu’à 1,70 m…
  • Expliciter ses attentes : mettre la table n’est pas toujours clair pour un enfant. Il faut prendre le temps d’expliquer – pourquoi pas par un dessin affiché dans la cuisine ? – qu’il s’agit de disposer les assiettes, les couverts, les verres, mais aussi les serviettes, les dessous-de-plat…
  • Responsabiliser, remercier et féliciter : “Je te nomme chef des couverts durant tout le repas”, ou “Chouette, chaque chaussette a retrouvé sa jumelle !”
  • À deux, c’est mieux ! Le rangement de la chambre, en particulier, est délicat : un enfant n’en discerne pas l’utilité (les Playmobil par terre, ça ne le gêne pas, au contraire !), et la tâche lui semble impossible à accomplir, et donc décourageante. Exiger qu’il le fasse seul, c’est trop !
  • Constater plutôt que reprocher : les reproches sont inefficaces, car l’enfant se sent accusé et incapable : “Tu as encore oublié de mettre tes vêtements au sale !” En changeant juste la formulation, nous passons du reproche à la communication bienveillante (cf. notre cahier parents de février 2015).  Ainsi, un constat suffit souvent : “Je vois une petite culotte sur le tapis.” Vous verrez, elle disparaîtra !
  • Ne pas trop rêver… Oui, vous allez devoir répéter des milliers de fois que quand on sort du bain, on ne laisse pas sa serviette mouillée traîner par terre. Oui, la chambre rangée spontanément par ses petits occupants, c’est illusoire. Mais on a parfois des surprises : une table du petit-déjeuner dressée avec soin “pour faire une surprise”, tous les albums illustrés rangés “par taille parce que c’est plus joli”, le sac-poubelle descendu par un petit bonhomme rempli de fierté… Patience, ça arrive !
%d blogueurs aiment cette page :